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MIEUX VIVRE SON ARGENT Article publié le 20/01/2022

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Publié le 24/01/2022

 


Immobilier : malgré la crise, la capacité des ménages à acheter s’est accrue
Par Rédaction Mieux Vivre   Publié le 20/01/2022 à 14h31

La crise sanitaire n’a pas empêché les Français d’acheter plus de biens immobiliers, selon l’observatoire Crédit Logement / CSA – LPI.

Crédit immobilier
Crédit : iStock


La capacité des ménages à acheter des biens immobiliers s’est encore accrue entre 2019 et 2021. Publié le jeudi 20 janvier, l’observatoire Crédit Logement / CSA – LPI explique cette évolution par l’amélioration des conditions de crédit. Celle-ci a atténué les conséquences du resserrement de l’accès au crédit et la hausse du prix des logements. Par ailleurs, la transformation du marché liée au relèvement des taux d’apport personnel exigés a, dans bien des cas, facilité l’augmentation de la capacité à acheter.

Concrètement, sur le plan national, la surface achetable par les ménages a progressé de 2,1 m² entre 2019 et 2021. Et dans 40% des grandes villes, elle n’a quasiment pas bougé. En revanche, elle a reculé de plus de 2 m² dans 17,5% des villes, généralement en raison de la progression très rapide des prix des logements. Ce phénomène a, par exemple, été observé à Brest, à Mulhouse, à Orléans ou à Angers. Dans le même temps, la surface achetable s’est accrue, dans 20% des grandes villes. Un phénomène qui s’explique par l’éviction des candidats disposant d’un tout petit apport personnel, comme ça a été le cas à Annecy ou à Lyon.

 

Des taux très bas
Selon l’observatoire, ces évolutions prouvent que les évolutions du marché observées depuis 2019 n’ont pas altéré la capacité des ménages à acheter des biens immobiliers. Le constat est identique sur longue période, puisque depuis 2011 la capacité à acheter s’est accrue dans 75% des grandes villes. Se penchant sur une période plus longue, l’observatoire réalise le même constat. Ainsi, depuis 2011, la capacité à acheter s’est accrue dans 75% des grandes villes.

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Les taux pratiqués par les banques participent certainement à cette progression. Pour preuve, au quatrième trimestre 2021, le taux moyen de l’ensemble du marché est resté stable à 1,05%. Depuis le mois d’avril dernier, il n’a quasiment pas bougé et a avoisiné avec 1,06% en décembre 2021, comme en novembre. « La quasi-totalité des taux sont largement inférieurs à l’inflation : ce qui ne s’était jamais observé depuis le début des années 60, même à la suite du premier choc pétrolier, lorsque l’inflation culminait à 14,2% en 1974. Cela permet aux banques de soutenir la demande de crédits des particuliers », indique l’observatoire.

Soutenir les primo-accédants
Autre bonne nouvelle pour les ménages, le recul est le plus important sur les prêts les plus longs qui s’adressent le plus souvent aux emprunteurs les moins bien dotés. De cette manière, les banques tentent de préserver l’accès au crédit immobilier des primo-accédants ou des investisseurs. D’ailleurs, au quatrième trimestre 2021, la durée moyenne des prêts accordés était de 237 mois soit neuf mois de plus que depuis décembre 2019.

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